Le déclenchement du 49-3 pour faire passer en force le projet de loi sur les retraites a créé une forte indignation, voire un « écœurement politique » chez les opposant.es à la réforme. Même pour les plus modéré.es, c’est une incompréhension qui se manifeste, avec un sentiment de désespoir.
Le renforcement électoral et militant de l’extrême-droite est lié aux politiques antisociales menées par les gouvernements successifs. Les gouvernements Macron n’ont fait qu’augmenter le désespoir et la pauvreté. Leurs politiques liberticides enferment la société dans une spirale sécuritaire. Elles ont été un tremplin pour l’extrême-droite.
Expression commune de la CGT, FSU et Solidaires.
Depuis janvier 2014, nos organisations ont lancé une campagne de longue haleine intitulée « Uni·es contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques », dans le prolongement de l’appel « La préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme », signé en mars 2011.
Les politiques gouvernementales, dont notamment les mesures favorables au capital, la gestion catastrophique de la crise sanitaire, subies par les salarié·es, les privé·es d’emploi, les retraité·es, les jeunes, les femmes, fournissent un terreau exploité par l’extrême droite. Les politiques d’austérité, sous l’aiguillon des organisations patronales et, plus particulièrement, du Medef, génèrent une aggravation du chômage, le développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et des processus d’exclusion. Elles accroissent la désespérance sociale et peuvent pousser dans les bras de l’extrême droite certains et certaines salarié·es. Incontestablement, les politiques autoritaires et attentatoires aux libertés nourrissent également l’extrême droite.
Il ne se passe plus un jour sans que se produisent de nouvelles menaces ou de nouvelles agressions perpétrées par l’extrême droite contre des locaux syndicaux et associatifs, des librairies, des lieux culturels, des mosquées, des militant.es, des universitaires, des journalistes, des migrant-es... Il y a 5 jours, lors du meeting de Villepinte de l’un des trop nombreux candidats d’extrême droite aux élections présidentielles, plusieurs militant-es de SOS Racisme ont été violemment agressé-es par des nervis fascistes, dont certains étaient issus d’organisations d’extrême droite récemment dissoutes. De leur côté, des journalistes de Quotidien et de Médiapart ont été pris-es à partie et molesté-es, sous les huées du public. A l’extérieur, pendant ce temps là, les forces de police nassaient, brutalisaient et interpellaient les manifestant-es venu-es dénoncer cette provocation raciste en pleine Seine-saint-Denis et des journalistes ont été entravé-es dans l’exercice de leur mission d’informer. Ces agressions vont venir rejoindre celles que le site Rapports de force a déjà recensées et cartographiées.