SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

Tout le monde se représente ce joli animal si insolite, mi-zèbre, mi-girafe, dont l’espèce est en danger et qu’il est important de préserver. Mais...

Mais celui dont on parle ici est d’une toute autre nature. C’est un animal nuisible et surnaturel, puisqu’il possède à la fois :

- la capacité de nuire sérieusement à la santé des agentes et agents du SRE, des CGR ainsi qu’à celle des pensionnés,

- mais également la capacité de résurrection !

En effet, après les milliers de retraités non payés ou dont les pensions ont été minorées, ou qu’il a « décédé » à tort, sans information, explication (ni même fondement), OCAPI vient de fusionner des personnes !

Plus fort encore, il a réussi à en « ressusciter » des centaines d’autres (mais pas celles qu’il avait « décédées » sans raison...), décédées depuis 2020, générant des paiements parfois importants qui doivent être bloqués en urgence par les collègues.

Renaître de ses cendres, ça n’est plus un Ocapi, c’est un Phénix !

C’est tout de même affligeant et c’est un comble alors que, dans le même temps, des centaines d’autres, bien vivantes, ne sont toujours pas payées, ou pas totalement !

Tout ça pourrait prêter à rire, si ce n’était la souffrance des agentes et des agents.

Ils et elles sont plus que lassés de devoir inventer des solutions pour gérer/rectifier/rattraper/compenser, manuellement, tous les errements de l’application et des injonctions contradictoires, chaque nouvelle priorité chassant la précédente (pourtant non solutionnée).

Oui, OCAPI nuit gravement à la santé des agentes et agents !

Depuis que cette suite de paiement de la Caisse des dépôts et consignations a été imposée, sans réelle (aucune ?) anticipation, avec les services de la DGFiP, les couacs s’accumulent et ne se règlent pas.

Après les milliers de retraités non payés ou dont les pensions versées ont été minorées, sans information, explication, ni même fondement.

Après l’impuissance des agentes et agents démunis devant les interrogations des usagers.

Après que les personnels en soient contraints de créer des « bidouilles » (conscient qu’en face ils ont des êtres humains désemparés) pour pouvoir solutionner certaines situations.

Après la transformation de la mission, parfois réduite à alimenter une machine sans vraiment savoir pourquoi et sans certitude du résultat.

Après la perte de sens au travail de collègues n’arrivant plus à faire face à la masse de travail.

Après la multiplication des fiches de signalement dans les services CGR.

Après l’épuisement.

Après le turn-over massif.

Après l’absence totale de considération des agentes et agents et de leur souffrance, par la direction générale.

Après tout ça (et plus encore), les agentes et les agents en ont marre !

Ils et elles veulent que leur travail ait du sens dans une mission qui, avec les moyens de l’effectuer, en aurait tout autant !

Solidaires Finances Publiques continuera de soutenir les personnels et porter leurs demandes, pour qu’elles et ils, sans que leur santé en soit affectée, puissent rendre le service public de qualité que les usagers et usagères sont en droit d’attendre !